Pédocriminalité : Acte 1, le petit théâtre familial se porte bien

Antoine, beau-frère pédocriminel, témoin à mon mariage. La gerbe.

S’ exprimer de façon théorique au sujet de la pédocriminalité et connaître les statistiques et leurs failles, c’est une chose. Appendre fin octobre que mon beau-frère Antoine, le frère de mon mari, et témoin de notre mariage, est un pédocriminel qui a agressé sexuellement une enfant de quatre ans et a continué à le faire pendant dix ans, c’est une autre paire de manches. C’est la victime qui m’en a parlé 1 . Et la victime est un membre de la famille. Il ne s’agit donc pas que de pédocriminalité mais également d’inceste.

Et qu’on ne vienne pas m’attraper la veste avec la présomption d’innocence. D’une part parce qu’Antoine reconnaît les faits et d’autre part parce que la présomption d’innocence est une notion de procédure pénale, qui n’a pas vocation à museler les gens éprouvant le besoin de témoigner 2.

Alors ce n’est pas que je me torche avec L’article 9-1 du Code civil ou avec l’article préliminaire du Code de procédure pénale hein, mais il y a des limites au silence, surtout quand l’auteur des faits a décidé d’ameuter tout le monde autour de lui.

Enfin voilà, on a accusé le choc. J’ai pleuré en me souvenant lui avoir fait des pancakes, ce à quoi ma fille m’a dit pour me consoler “On s’en bat les steaks que tu lui aies fait des pancakes : vu le monde de merde dans lequel on vit, t’as sûrement dû serrer la main à des violeurs sans le savoir. Et puis, c’est pas toi la victime“. En effet. Même si ça me fait vraiment mal qu’il ait été présent à mon mariage, à une place aussi prépondérante.

Mais c’est comme ça. Alors ce qui devait être fait a été fait…

… mon mari a assuré la victime de tout son soutien.

… il a également informé son frère qu’il savait. Et qu’il ne voulait plus être en contact avec lui, en dehors des éléments concernant la santé de leur père, atteint d’un cancer du pancréas à un stade très avancé.

… pour ménager la fin de vie dudit père et pour le protéger, il a été décidé de ne pas lui en parler. Et de ne pas non plus secouer toute la famille avec ça pour l’instant, la période étant difficile pour tous. Les obligations légales de signalement ayant été respectées, il était acceptable de se taire pendant un temps auprès de la famille proche ; un silence soucieux de dignité et de respect, parce que parler à ce moment-là n’aurait en rien aidé la victime, et parce que la victime elle-même souhaitait qu’il ne l’apprenne pas et que sa fin de vie soit épargnée. Le temps des mots serait venu, après, posément (mais entre temps, Antoine en a décidé autrement).

… le mec étant père de deux filles et l’obligation de signalement n’étant pas à prendre à la légère, un signalement a été fait au 119, qui a estimé que les faits étaient suffisants pour que le CRIP soit saisi 3.

Connaître les mécanismes, les stratégies de manipulation, les contre-offensives des pédocriminels quand le silence est levé sur leur compte, c’est une chose. Voir ces mécanismes à l’oeuvre aussi près de moi, c’est encore une autre paire de manches.

Je vais bientôt avoir cinquante ans. J’en ai lu, des articles consacrés à des pédocriminels. J’en ai vu et entendu, des pédophiles nier les faits. Je pensais être assez blindée en termes de saloperies, mais je n’étais pas préparée à voir Antoine repousser les limites de l’abjection, dans la catégorie suave : lui, il est à l’aise avec ses dix ans de pédocriminalité. Il les reconnait posément. Il est très clair (d’ailleurs ses phrases sont volontiers assertives, sans aucune gêne : “Soyons clairs. Tu ne peux pas me condamner etc etc”.), il est calme, et affirmatif aussi ; sûrement parce qu’il est “quelqu’un de bien” assure-t-il.

Il explique qu’il ne donnera pas sa “version“, à quoi bon mais il pourrait. Ah, il y a donc deux versions. Il y a donc du dossier. Elle avait quatre ans, il a sexuellement abusé d’elle pendant dix ans, mais il y a deux versions (quelques semaines plus tôt il soutenait encore qu’il ne se souvenait de rien). Nous on ne comprend pas, on condamne stupidement une “erreur de jeunesse“. Le fait qu’on s’inquiète pour ses filles ? Tsss, Il ne peut pas “laisser insinuer” qu’il représente un danger pour elles. Ses filles sont en sécurité avec lui, et “ce point n’est nullement discutable“, disait-il ce 14 novembre. C’est presque drôle, cette façon qu’ont les pédophiles et leurs complices de s’offusquer de l’inquiétude des autres, comme si ce n’était pas eux qui avaient commis des crimes, mais les autres qui avaient de vilaines idées en tête.

Il précise aussi (car les vrais fautifs ici, ce ne sont pas les agresseurs sexuels, ce sont les gens qui parlent, vous savez) que si vraiment on veut protéger ses filles, il faut savoir que “leur hypersensibilité peut fragiliser leur équilibre, et elles ont déjà leur lot d’émotions avec leurs deux papis malades“. Avertissement subtil, report de la culpabilité sur les autres, mais pas de souci, vu que nous avions opté pour un silence total auprès de tout le monde à ce stade. Silence qu’il brisera pourtant lui-même moins de deux semaines plus tard, dans une répugnante tentative de propagande personnelle.

J’ai vu des familles entières se regrouper autour des pédophiles, les soutenir et les excuser. J’ai lu Camille Kouchner, et puis Andréa Bescond, et bien d’autres encore, agressées ou violées durant leur enfance, oui, j’ai lu et relu. Je me souviens aussi, parce qu’on me l’a rappelé, de Patrick Font qui parlait d’amour en évoquant ses victimes âgées de 10 ans, de Matzneff disant “Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare”.  On les voit, les pédocriminels qui salissent leur victime, et qui accusent celles et ceux qui parlent d’être les perturbateurs, les vrais fautifs en fait.

Et on a plus ou moins l’habitude de les entendre s’indigner d’être comparés, eux si gentils et si innocents, à des vrais pédophiles, ce qu’ils ne sont pas, voyons ! Antoine est de ceux-là, mais il va bien plus loin, faisant de sa reconnaissance des faits une sorte d’arme poisseuse, qu’il braque sur les autres comme un défi, n’hésitant pas à convoquer dans ses argumentaires les propos indulgents des uns et des autres : qui pourrait l’accuser d’être un pédophile alors qu’il est de si bonne volonté à se montrer raisonnable.

D’ailleurs il n’éprouve “ni pulsion ni le moindre désir pour aucun enfant”, dit-il mot pour mot dans un de ses mails, une dizaine de jours avant de partir en vrille. À ce moment-là, la phrase est assénée dans le calme, froide et assurée ; elle vise à créer une preuve écrite invalidant celle qu’il a imprudemment lâchée quelques jours plus tôt dans des messages à une de ses cousines, messages dans lesquels il disait s’inquiéter pour ses filles, et se demandait s’il devait se faire soigner. Un peu comme quand il pleurait dans l’oreille de la mère de sa victime en 2017 pour faire pression sur cette dernière afin qu’elle accepte sa présence à un événement familial, en disant sans vergogne : “Je sais que je lui ai fait du mal “.

Alors là, dans ce mail du 14 novembre, il distille avec tout le fiel de l’enfer l’idée qu’il ne désire pas les enfants, aucun. Aucun sauf celle-là visiblement, avant. Pourquoi celle-là ? Qu’avait-elle de spécial ? S’il ne désire aucun autre enfant mais juste elle, commence-t-on enfin à comprendre que ce n’était pas lui le seul responsable de ce qui s’est passé ? Qu’ils étaient deux et qu’elle était coupable aussi, cette petite fille de quatre ans ? Cela n’est-il pas la preuve qu’il n’est pas pédophile, et qu’il faut vraiment voir le mal partout pour considérer qu’un homme, qui a sexuellement agressé une enfant de quatre ans dans un contexte d’inceste, et a continué pendant dix ans, pourrait éventuellement représenter un danger pour ses propres filles, ça il ne peut pas le laisser insinuer ! Sa parole devrait suffire, non ?

Mais bon. Ca aurait pu s’arrêter là pour l’instant. On aurait digéré le chagrin, on aurait accompli notre devoir, envers et contre la conviction collective, et on aurait tout simplement veillé à la sécurité de ces deux petites filles. Signalement effectué, dans le respect de l’obligation de signalement que la loi nous impose, dans le respect de la plus élémentaire intégrité surtout, mais avant tout parce que s’assurer de la sécurité de deux gamines innocentes prime sur tout le reste. La mère des enfants a également été prévenue, mais n’entrons pas dans l’analyse du déni, je rechigne à la considérer comme complice. Enfin vraiment, ça aurait pu s’arrêter là pour un moment.

Sauf que les agresseurs, manipulateurs et autres personnalités toxiques ne supportent pas de perdre le contrôle, ils ne l’entendent pas de cette oreille. Antoine a refusé que son frère cesse de lui parler. Agresser sexuellement une enfant, bon d’accord je l’ai fait, mais t’as pas le droit de refuser de me parler. T’as pas le droit. Je veux pas. Tu dois me parler. Et tu n’auras aucune information concernant notre père (Antoine n’a pas compris que les adultes savent très bien prendre des nouvelles en direct, sans passer par lui) si tu refuses de me parler. Et je parlerai pendant 20 minutes derrière la porte que tu refuses d’ouvrir, pour te déverser d’une voix monocorde et un peu folle une rafale d’absurdités accusatrices, et je te ferai du chantage, parce que tu vas être obligé de me parler.

Antoine avait décidé. Comme il avait décidé de ce que sa victime devait faire, devait taire et devait dire, il a décidé. Il sait ce qu’il veut Antoine, et quand il veut quelque chose, il le prend. Antoine ne sait pas encore qu’il ne contrôle pas l’univers. Antoine ne sait pas que non, c’est non. Son frère DOIT renoncer à son silence, et plier. Si lui, Antoine, n’obtient pas ça, il ira demander à quelqu’un d’autre de le lui obtenir. Comme quand on a 8 ans et qu’on va se plaindre aux parents que le frangin refuse de rendre le ballon.

Alors il est allé à l’hôpital. Et il a parlé à son père mourant. Il lui a dit ce qu’il avait fait, pour que son père persuade le frangin de lui parler à nouveau. Je relis la phrase que je viens d’écrire, elle me paraît toujours aussi horrible. Quel genre d’ordure faut-il être pour faire ça ? Pour démolir son père en fin de vie dans l’unique but de l’instrumentaliser à son profit ? Sachant que le paternel n’est pas en mesure de prendre ses distances avec son rejeton véreux, vu que la logistique médicale le rend totalement dépendant.

Mais bon, une fois ce pas franchi, plus rien ne freinait le héros de la pièce ; il est allé parler à d’autres cousins de la famille, pour rallier les soutiens. Bon, moi je pense toujours que le fait d’avoir ouvertement dit qu’il s’inquiétait pour ses filles et qu’il se demandait s’il devait se faire soigner n’est pas forcément super malin, même en affirmant à la mi-novembre n’avoir aucune pulsion ni désir pour aucun enfant, mais j’imagine qu’une fois encore on aura mal compris, nous qui jugeons et condamnons si hâtivement.

Noël approchant, et le paternel étant au courant, mon époux a posément expliqué à sa famille qu’il n’aurait plus de contact avec son frère.

Et la machine s’est mise en marche sans surprise : un silence épais s’est abattu pour étouffer le merdier, personne ne s’est soucié de la victime, et la maman des deux filles s’est fendu de messages bien salés, reprochant de ne pas parler à son pédocriminel de mec, et nous accusant de “tout détruire”. Là, il faut arrêter de déconner, je veux bien que le cerveau des gens soit parfois câblé à l’envers, mais c’est pas demain la veille que je vais marcher au chantage, surtout dans ce contexte.

Ceux qui refusent d’être complices doivent être exclus. Ceux qui parlent sont des fouteurs de merde. Ceux qui se taisent sont adoubés.

La victime ? Elle n’existe que dans une dimension parallèle, presque fictive. Personne n’a envie de visualiser ce que c’est, un abus sexuel sur une enfant de quatre ans. Personne n’a envie d’être dérangé dans la brume paisible de sa quiétude. Et parler, surtout à ce point, surtout sans douceur, surtout aussi fort, ça ne se fait pas, Madame. Non, ça ne se fait pas.

Pendant ce temps, sur la scène familiale, Antoine joue le rôle de sa vie et s’essaie à la guerre d’influence, sans se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’une guerre.

Et sur la scène tout court, Antoine joue aussi. Leader du groupe Molly Mc Harrel, il porte haut la parole des hommes qui savent ce qu’ils veulent, et on ne peut lui contester une solide cohérence, quand il explique dans “Ton épaule” que ce qui compte avant tout, c’est lui (on peut écouter en cliquant ici, mais on a mal compris, il doit bien évidemment s’agir d’une allégorie de la charge parentale, oui je sais, je ne suis pas débile, et il y a des voix d’enfants au début de la chanson, mais quel enfant dirait “Te faire du mal ça me fait plaisir”, et “ne sois pas si difficile”, sérieusement ? Rien ne va dans ce texte, le malaise est total) :

“Allez quoi, ne sois pas si difficile : le plus important c’est moi
Toi c’est pas grave si tu dors pas

Mon matelas bouge tout seul
il y a des vaches sur le parquet
J’entends comme un chaton qui feule
C’est sûr qu’un monstre s’est caché
Et m’a chatouillé les pieds

Ne râle pas quand j’ai besoin de tes bras
Le plus important c’est moi
toi c’est pas grave si tu dors pas
Alors prête-moi ton épaule
Ne sois pas si difficile
[…]

Tu es en train de t’endormir
Je te vois piquer du menton

C’est à ce moment que je m’étire
(Que je viens pour un biberon)
Te faire du mal ça me fait plaisir”

Là encore, pas d’illusion : les petits mecs de ces scènes-là se serrent les coudes, c’est de notoriété publique. Avoir des violeurs et des agresseurs dans leurs rangs ne les chiffonne pas plus que ça. Ca cautionne sec et ça musèle celles et ceux qui parlent, sans hésiter à dégainer l’artillerie lourde. Moi j’ai posément lâché un petit call out sur leur page FB, pour le principe, page verrouillée vite fait après ça.

La scène d’Antoine n’est que toulousaine, et elle est microscopique en comparaison. Mais là aussi, je crains que personne ne s’émeuve outre mesure d’abriter au sein des collectifs du coin un pédocriminel assumé. Les mecs brandissent des valeurs nobles devant leur micro, mais combien refuseront de le lâcher parce que “lui c’est notre pote” ?

Je n’en ai aucune idée. La famille est bien souvent un panier de crabes, et quand elle protège des criminels, c’est encore pire. Les familles musicales sont en général du même acabit.

Au final, ce qui est fascinant, c’est que cet homme, qui a perpétré son crime pendant 10 ans, de façon organisée, avec prudence et discrétion, dans une logistique de préméditation sans faille, considère aujourd’hui que ce qui lui pète à la gueule, c’est à cause des gens qui parlent, pas à cause de ce qu’il a fait. Ce qu’il a fait, ça n’existe que si on le dit. La preuve : avant qu’on parle tout allait bien, non ? Enfin pour lui du moins, et c’est ça qui compte. Pas ses actes, pas la victime, jamais la victime.

Une enfance a été broyée, mais ce qui compte pour lui, c’est ce qui lui arrive à lui et à lui seul : et ce qui lui arrive, ce n’est pas sa faute. La faute est oubliée, ancienne, poussiéreuse, désodorisée par la jolie vie qu’il s’est construite, et enrobée de toute la bienveillance qui guide ses pas : celle des autres, la sienne, on ne sait pas trop.

Et puis il y a le pardon qu’il s’est bricolé, avec l’aide frileuse et gênée des gens qu’il a réussi à culpabiliser et à embarquer dans son roman personnel, en capitalisant sur la force des souvenirs communs et en rappelant à ceux qui savaient.. Eh bien, qu’ils savaient. Et que quand on sait et qu’on ne dit rien, ou qu’on continue à lui parler, c’est que tout va bien, et qu’il n’y a rien à dire, alors voilà quoi. D’ailleurs c’est vrai, il n’y a pas grand-chose à dire.

Pas grand-chose à dire, à part l’indécence de cette totale impunité, celle dont il jouit depuis toujours : jamais il n’a été obligé d’assumer la responsabilité de ses actes, jamais il n’a eu de comptes à rendre, ni à la justice ni à personne : à compter du jour il a cessé d’abuser de sa victime, au terme de 10 ans d’agressions sexuelles, il a tranquillement poursuivi son bonhomme de chemin : le premier job, le couple, les enfants, l’achat de la maison, les week-ends entre amis, la vie tout simplement. Que des gens osent questionner cette impunité le plonge manifestement dans une sacrée indignation, une foutue colère de criminel, qui commence à fissurer le masque.

Il n’y a pas grand-chose à dire, à part ça. Mais au moins, ce sera écrit ici. N’en déplaise au seul coupable.

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1. La victime a connaissance de la publication de mon texte sur ce site.
2. Lorsque j'ai commencé à écrire ce texte, je soupirais d'avance en pensant à la sempiternelle rengaine sur la présomption d'innocence. Mais outre le fait qu'Antoine reconnaît complaisamment les faits, cet article de Mediapart, concernant l'affaire Sofiane Bennacer, rappelle que "la présomption d'innocence n'est pas une assignation au silence" : https://www.mediapart.fr/journal/france/271122/affaire-sofiane-bennacer-la-presomption-d-innocence-n-est-pas-une-assignation-au-silence : les avocates Valence Borgia, Zoé Royaux, Clotilde Lepetit et Mathilde Jouanneau expliquent en effet que, toute comme la prescription, "[la présomption d’innocence] n’interdit ni la parole, ni le récit, ni le travail de mémoire, ni le témoignage, ni la plainte, ni la tribune, ni le hashtag, ni le départ d’une salle de spectacle en signe de protestation, ni le débat surtout ".
3. Maître Antoinette Fretty, avocate au barreau de Paris, explique ceci : "Peu importe que l’infraction soit prescrite ou l’âge de la victime, la loi ne fait pas de distinction sur le fait que la victime soit entre temps devenu majeure. La majorité acquise de la victime alors qu’elle a été agressée mineure, n’est pas une limite à l’obligation de signalement. La loi vous oblige, si vous avez eu connaissance d’agression sexuelle sur mineur.e, d’aller les porter à la connaissance de l’institution judiciaire. À partir du moment où on a un doute, où on pense que l’enfant a été victime de mauvais traitements, il appartient à l’adulte de prendre la parole de l’enfant telle qu’elle est, et d’aller la porter à la connaissance de l’institution judiciaire. Ça peut être fait par un courrier au procureur de la République. Ça peut être fait aussi par la plateforme nationale, le 119. Ils sauront guider l’adulte dans les démarches à faire et dans l’accompagnement du signalement. Il y a aussi l’association France Victimes -ou d’autres- qui sauront accompagner l’adulte qui souhaite -et qui doit, de toute façon- transmettre ce secret, pour le révéler aux autorités judiciaires, qui elles, sauront dire s’il s’agit bien d’un délit ou d’un crime sexuel, tel que l’entend notre droit"